Tribune Montrouge Magazine – Urbanisme : le front bâti continu

Tribune des élus de « La Gauche à Montrouge » – Montrouge Magazine n° 84 septembre-octobre  2009.

Sous ce terme barbare se cache le projet d’urbanisme de la Ville inscrit dans le Plan local d’urbanisme (PLU) de Montrouge voté par la droite et en vigueur depuis le 21 janvier 2008. Avec le front bâti continu, il s’agit d’uniformiser les constructions par la hauteur, le gabarit, l’aspect extérieur en faisant ainsi disparaître la diversité de l’habitat : diversité architecturale mais aussi diversité sociale.

Deux dispositions récentes viennent renforcer le front bâti continu :

La modification du Plan local d’urbanisme a été soumise à enquête publique du 2 juin au 3 juillet. Les modifications proposées, outre quelques rectifications d’erreurs matérielles, devraient être soumises au conseil municipal de septembre. Elles contribuent à renforcer le front bâti continu.

Le relèvement du plafond légal de densité (PLD) voté par la droite lors du conseil municipal du 24 juin. Ce terme technique détermine le nombre de mètres carrés qu’il est possible de construire sur un terrain donné sans payer la taxe dite du PLD. Le maire justifie cette mesure par le fait que « le territoire communal comportant de petites parcelles, le PLD s’applique très régulièrement et arrête de nombreux projets que ce soit des extensions de maisons individuelles ou des opérations de promotions immobilières ». Or, chacun peut constater que des extensions de maisons individuelles sont régulièrement réalisées sans qu’il ait été nécessaire de modifier les règles d’urbanisme. La vraie raison réside dans la volonté de la droite de faciliter les opérations de promotion immobilière sur de petites surfaces. Le résultat final sera la poursuite du front bâti continu qui densifie, banalise et uniformise les constructions dans notre ville.

Enfin, chacun peut voir les travaux de réalisation des « coques commerciales » sur la place Émile Cresp. Nous avions dénoncé ce projet qui, en cassant la perspective à partir de la mairie, occasionne une gêne considérable pour les habitants des immeubles proches et ghettoïse le quartier Émile Boutroux en le coupant du centre-ville. Les constructions en cours montrent que nous avions, malheureusement, raison.

Nous vous souhaitons une bonne rentrée