Tribune Montrouge Magazine – Centres de loisirs : l’éternelle course d’obstacles …

Tribune des élus de « La Gauche à Montrouge » – Montrouge Magazine n° 99 Septembre – octobre 2012

Les années se suivent et se ressemblent en matière d’inscription dans les centres de loisirs de Montrouge. En effet, après en avoir restreint l’accès en instituant des critères restrictifs, la Ville de Montrouge semble miser maintenant sur le découragement des familles pour limiter les inscriptions. Il est vrai qu’avec seulement 700 places en centres de loisirs pour près de 2300 élèves inscrits en école élémentaire, on organise la pénurie. Notamment quand plus de la moitié de ces places sont proposées pour le centre de Villelouvette (à 30 km de Montrouge) ce qui ne satisfait pas toutes les familles…

La longue file d’attente formée par les parents, le jour de l’ouverture des inscriptions, dès 6h30 du matin n’aura pas suffi à satisfaire, loin s’en faut, leurs demandes. Nombre d’entre eux n’accéderont finalement qu’à une liste d’attente malgré leur arrivée très matinale. Ce scénario s’est produit d’ailleurs à l’identique pour l’inscription à l’Ecole municipale des sports.

Cette situation ne peut plus durer et des capacités dans les centres de loisirs plus satisfaisantes doivent être rapidement trouvées afin que les jeunes Montrougiens puissent être accueillis plus nombreux dans les centres de loisirs, tous les mercredis. Cela passe au moins par une augmentation substantielle des places offertes par la création d’un centre de loisirs. Les procédures d’inscription doivent aussi être repensées pour éviter aux parents de telles attentes sans même être assurés de l’inscription.

Par ailleurs, la Ville ne peut pas ignorer qu’une réflexion s’engage actuellement sur les rythmes scolaires. Elle doit anticiper la manière dont elle assurera la continuité entre le temps scolaire et les activités extrascolaires si le mercredi matin redevient un temps de classe.

Cela nécessite anticipation et concertation. Deux mots que malheureusement le maire ignore.