Hauts-de-Seine : Excédents en hausse = dépenses sociales en moins

Par Joaquim Timoteo – Conseiller départemental Malakoff-Montrouge

Tribune Hauts-de-Seine magazine – Septembre / octobre

Les années budgétaires se suivent et se ressemblent. La droite départementale ne cesse de crier face aux coupes des dotations opérées par l’État mais en même temps ce sont des excédents budgétaires énormes qui sont dégagés chaque fin d’année.

Pour 2017, ce sont plus de 471 millions d’euros en excédent de fonctionnement qui sont constatés, soit près de 2o% du budget.

On savait le Département des Hauts-de-Seine riche, mais à ce point…

Les besoins des Alto-Séquanais auraient-ils diminué pour qu’on n’ait plus besoin d’engager de dépenses en leur faveur ? Les attentes des personnes âgées seraient-elles en retrait ou encore l’accompagnement des bénéficiaires des aides sociales ne serait-il plus d’actualité ?

Au regard des difficultés croissantes et cumulées que vivent de nombreux Alto-Séquanais, la réponse est évidemment : non !

Certes, les collectivités locales doivent dégager des marges d’autofinancement pour leurs investissements. Mais cette recherche ne doit pas se faire sans une mobilisation éventuelle de l’emprunt et surtout pas au détriment de la satisfaction des besoins des habitants et en diminuant le périmètre des services offerts.

Entre 2015 et 2017, les dépenses de fonctionnement en matière d’action sociale (hors RSA et APA) ont pourtant baissé de plus de 22 M€. La mise en place du paiement différentiel pour l’action en faveur des personnes âgées ne peut seule expliquer cette évolution.

De même, les actions visant à favoriser le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA ont chuté de 1,7 M€ en 2017. L’urgence du retour à remploi aurait mérité qu’un effort financier substantiel soit opéré pour l’accompagnement renforcé de ces personnes et le développement de nouveaux outils.

Une partie de l’excédent budgétaire 2017 aurait pu être également utilisé pour redévelopper un soutien au monde associatif local qui maintient le lien social au plus près du territoire.

Il aurait également trouvé une utilité certaine dans l’extension des dotations financières des collèges qui ont conservé le même niveau depuis de nombreuses années et aurait soutenu des projets pédagogiques nouveaux en faveur des collégiens.

Ce ne sont pas ces choix qui ont été faits et on ne peut que le regretter.

Les élus socialistes souhaitent à tous les Alto-Séquanais une bonne rentrée.